‘’Notre but sur la terre est de s’entrainer pour aller à zion’’
C’est un homme multidimensionnel. Naftaly est un artiste talentueux et un arrangeur remarquable. Mais plus que tout, c’est une figure emblématique ivoirienne du rastafarisme. A la faveur d’un entretien qu’il nous a récemment accordé, le soldat de Jah est longuement revenu sur la démolition de l’ex-village rasta de Vridi. Il n’a pas manqué de se prononcer sur lerastafarisme et de sa carrière.
Quels sont tes sentiments, plus d’un an après la destruction du village Rasta de Vridi ?
Après un an, mes sentiments sont toujours les mêmes. Je suis vraiment déçu. On nous a dit qu’on chassait le dictateur Gbagbo avec l’injustice qu’il y avait dans la Côte d’Ivoire pour installer la justice et la démocratie. Mais, si c’est cela la justice qu’on nous propose, ce n’est pas la vérité. Le vrai problème des frères du village rasta de Vridi, c’est qu’ils se sont mêlés de la politique. Mais cela ne m’intéresse pas. En revanche, là où les Droits de l’Homme sont bafoués, j’aimerais qu’il y ait la justice.
Quelles sont les nouvelles des membres de la communauté de Vridi ?
J’ai les nouvelles de certains frères, mais pas de tous. Ce sont ceux que je fréquente et que je rencontre à l’occasion de nos réunions à huis clos. Nombreux sont retournés en ville. Or ce sont des personnes qui avaient investi beaucoup d’argent sur le site de ce village. Aujourd’hui, on ne sait pas qui a repris le site. Les frères du village ont été chassés dans l’illégalité. Et même quand c’est légal, on donne aux gens un délai pour partir. Quand on ne le fait pas et qu’on détruit le bien des gens, il faut pouvoir les dédommager. Mais rien de tout cela n’a été observé. Les frères se sont donc retrouvés partout dans le pays. D’autres sont restés aux alentours du site et vivent dans des conditions précaires, dans des cabanes et des tentes. Je vois régulièrement le frère Kokodjenko qui avait en charge le dossier juridique et le frère Ras Julian qui s’occupait de la communication pour les frères du village. C’est plus difficile maintenant d’aller aux réunions, vu mes charges. Toutefois, je me fais représenter lorsque je ne suis pas libre.
Au plan juridique, aujourd’hui, quel est l’état de la situation ?
Le ministre de la Culture et de la Francophonie avait décidé de nous trouver un site. Je pense que cela vient d’être fait. Il reste à aller faire une reconnaissance des lieux et l’intégrer. C’est à ce stade qu’on est bloqué, sans savoir pourquoi. Il y a eu une bonne volonté au départ du ministère de la Culture et d’un autre Ministère. C’était super. Mais, je pense qu’ils doivent être entrain de régler des formalités administratives et juridiques pour le nouveau site. Ce qui nous intéresse le plus dans cette affaire, c’est que quand le ministère de la Culture est entrain de faire son travail, il faut que le Ministère de la Justice fasse le sien. On ne peut pas déguerpir des parents qui vivaient là avec leurs enfants qui allaient à l’école pour les balancer comme ça à la rue. Des femmes enceintes qui étaient à terme ont vu leurs bagages jetés dehors et leurs maisons démolies. Donc, il faudrait qu’on puisse tirer toutes ces choses au clair pour que ce qui doit être fait soit fait.
Est-ce que vous avez portez l’affaire devant les tribunaux ?
Oui, il y a une action en justice contre monsieur Zaher. C’est ce monsieur qui se dit propriétaire de l’espace qui abritait le village rasta. L’affaire a été reportée. Chaque fois le procès est reporté. Le truc, c’est de nous avoir à l’usure. Mr Zaher a beaucoup de moyens pour toujours faire reporter le procès. C’est un peu David contre Goliath. Mais, on ne se laissera pas gagner par le découragement. On est là par la force de Jah.
Comment cela s’est passé concrètement pour l’obtention du nouveau site ?
En fait, ce sont les frères qui sont allés porter leurs désarrois devant les autorités. Ayant constaté l’injustice et vu la peine des frères, deux ministres, à savoir le ministre de la Culture et de la Francophonie et un autre dont (il se désole de ne pas trouver le nom) se sont associés dans une volonté de trouver quelque chose pour les rastas. Car ce village était quand même un pôle culturel de la Côte d’Ivoire. Des gens quittaient l’Europe pour venir voir le village. Moi, je connais quelqu’un qui est venu spécialement du Canada dans le cadre d’un reportage sur le village rasta de Vridi. Si ça pouvait attirer des gens pourquoi le détruire sans demander même l’avis des autorités ?
Où se trouve le nouveau site aujourd’hui ?
Il parait que c’est vers Bassam. Mais, je ne l’ai pas encore visité. C’est ceux que j’avais mis sur le coup qui l’ont visité. Entre-temps, j’avais effectué un petit voyage. A mon retour, on n’a pas pu s’asseoir réellement pour en discuter.
Quel est le niveau d’implication de Ras Niemjah qui est très estimé de la communauté ?
Le frère Niemjah est un patriarche. C’est un vieillard. Son travail est de veiller à ce que le travail des plus jeunes soit bien organisé. Donc, il fait ses voyages entre les différentes communautés en Afrique. Lorsqu’il y a des difficultés quelque part, il s’arrête pour arranger les choses. Il est venu récemment en Côte d’Ivoire pour faire un constat de la situation. Car cela s’est passé, par la grâce de Jah, devant lui. Il est venu à Abidjan dans la même semaine il était donc un témoin de scène. Et puis, il est venu calmer, au milieu de nous, de petites dissensions. Vous savez, où il y a des problèmes, les humains s’embrouillent. Il a calmé ces dissensions là. Et, il est reparti pour revenir pour une autre mission et aider à faire avancer le dossier du village.
Le bruit court que c’est toi qui va diriger ce village
Non. Je suis d’office choisi par les 12 tribus comme le représentant de toute la communauté rasta, c'est-à-dire celui qui parle au nom de ses frères. J’entends partout dire en ville : voici le président des rastas. Chez nous, il n’y a pas de président. Je suis juste un représentant au devant de la communauté. Quand je ne suis pas d’accord avec un groupe, je suis obligé de le défendre. Même quand leurs choix ne sont pas les miens, je dois les défendre parce que je suis leur représentant. Maintenant pour ce village rasta, je ne pense pas que ce soit moi qui vais le diriger parce que je suis un peu contre le truc du maire de Koumassi qui habite aux Deux Plateaux. Je crois que pour diriger quelque chose, il faut vivre les réalités du terrain. Si j’avais mon habitation là-bas je ne me gênerais pas à le diriger. Je trouverais cela logique. Mais si j’habite en ville, m’occupant de mes propres affaires, il me serait difficile de diriger un site où je ne vis.
Et si vous êtes désigné pour le faire ?
Si je l’accepte c’est que je suis obligé d’habiter là-bas voilà.
Est-ce que vous allez l’accepter ?
Ça dépendra des conditions, parce que je fais en même temps mille choses à la fois. En tant que représentant de la communauté, je fais une action maintenant pour devenir chef d’un village, cela régler les problèmes au jour le jour. Je crois qu’il faut déroger et éviter les cumuls. Moi, je peux faire tel travail et telle personne une autre tâche. Et puis, ça sera une belle harmonie. Quand tout est concentré dans la main d’une personne cela devient de la dictature.
Vous n’allez donc pas l’accepter ?
Je ne refuserais pas avec véhémence. Mais je donnerais mon point de vue, c'est-à-dire qu’il ne faudrait pas que tout soit concentré dans la main d’une seule personne.
Le nom du village serait Zion qui signifie Zone d’Initiation à l’Ordre Nyabinghi…
C’est une définition donnée par certains frères rasta. Zion n’est juste que Sion, le royaume du créateur de la terre. Ce qu’on appelle l’Eden, le paradis.
Est-ce que vous partagez cette définition ?
Notre but sur la terre est de s’entrainer pour aller à Zion. Si ce coin est un petit Zion pour nous rappeler que nous avons le grand Zion demain qui nous attend pour la vie éternelle, moi je crois que c’est une bonne idée qui nous tape sur le système pour nous rappeler cela.
Avec le terme Nyabinghi, que comporte cette définition, ne pourrait-il pas frustrer les rastas qui ne sont pas Nyabinghi, étant donné qu’il y a beaucoup de confessions dans le Rastafarisme ?
C’est le débat des hommes qui ne sont pas spirituels. Dans Rastafari on n’a pas vu Bobo ni Twelves Tribes ni Nyabinghi, Rastafari est un. Le reste, ce sont les détails des humains. Avant de donner à Zion cette définition, le royaume de Dieu a toujours existé. Moi, je reste sur la première référence de Zion, qui est le paradis que Jah promet aux hommes pour la vie éternelle.
Toutes les autres confessions du rastafarisme peuvent-elles venir prier là ?
Mais, bien sûr, quand il y a des gens avec des dénominations différentes, ils ne vont pas forcement s’asseoir sous les mêmes arbres pour le Sabbat. Tous ont des particularités. Mais, Ce village est là pour tous. Les musulmans, les chrétiens ont tous eux aussi des confessions, cela n’empêche pas ces confessions d’être avant tout chrétiens ou musulmans. Le truc c’est mettre en valeur ce qu’on a qui nous unit et non ce qui nous divise.
Beaucoup de problèmes semblent plomber l’unité au sein de la communauté rasta de Côte d’Ivoire ? Par exemple la conquête du leadership entre feu Ras Gban Desmonts avec le président Zagadou
Il y a un problème d’unité au sein des humains, mais pas au sein du rastafarisme. Le rastafarisme est un. Il n’y en a pas dix. Maintenant, les humains ont leurs pratiques. C’est comme si vous me dites que le nonce apostolique du Chili a fait un acte de pédophilie donc il y a un problème de pédophilie dans l’Eglise Catholique. Non. Même si c’est fréquent il n’y a pas de problème de pédophilie dans l’église catholique. Il y a dans l’église catholique des prêtes qui ont un problème de pédophilie mais cela ne fait pas de l’église catholique un lieu de pédophilie, ça n’en fait une religion de pédophilie. Ce que je veux dire, ce sont les humains qui ont des problèmes. Le problème entre Zagadou et feu notre patriarche Gban Desmonts n’était pas un problème de Twelve tribe ou Bobo. C’était un problème de deux humains qui voulaient devenir chef de ‘’je ne sais quoi’’ mais de rien en fait. Voilà leur problème et tous les humains sont confrontés à ce genre de petites choses. Sinon au milieu de rasta, il n’y a pas de problème, quand on se rencontre. Rastafari est un, pas deux. C’est I’n’I tu vois. Du coup, le Bobo, le Twelve tribe on se retrouve dans le même rastafarisme. Mais, c’est vrai les humains ont des problèmes. Même moi qui vous parle, je ne peux pas vous dire que je n’ai pas de problème avec qui que ce soit. Sûrement, je dois avoir un problème avec quelqu’un, il faut que cette personne et moi puissions régler cela.il ne faut pas qu’on mette toujours tout sur le dos de rasta. Si la personne et moi on est rasta, que peut-on dire du problème qu’il y a entre Alassane et Gbagbo, entre Bédié et Djédjé Mady etc. Cela n’a rien avoir avec leur religion, c’est juste un problème entre deux humains qui se battent pour un truc bien précis : la politique et pour une question d’idéologie. Je conseille toujours de ne pas chercher à être la meilleure idéologie. Mais d’être agréable à Jah. Sinon Boboshanti, Twelve tribe, etc… Ça n’emmène personne au paradis. Si ton cœur ne change pas, que tu ne donne pas de l’amour, que tu ne partages pas, tu n’iras pas au paradis. Mieux vaut commencer à apprendre à partager, à vivre avec l’autre et à se laisser vivre.
Comment tu rêves le nouveau village ?
Je crois que je rêve le nouveau village en toute sincérité. Le premier couac qui a fait que je ne mettais plus les pieds dans l’ancien village était la politique. Je crois que rasta n’a rien à avoir avec la politique. Dieu n’a pas de parti, les humains peuvent avoir des partis politiques sans problème. Mais la culture n’a pas de parti et en plus de la culture, il y a la foi qui nous est lié. La foi n’a pas de parti. Au moment où les hommes se déchirent, il n’y a que la foi qui vient arranger les choses. C’est un lieu où il ne doit régner que la culture. Pas de politique. Franchement c’est mon vrai rêve et on a toujours rêvé cela. Ensuite, moins de signe extérieures néfastes aux rastas parce que dans l’ancien village c’était un peu bizarre. C’était un lieu où tout le monde venait pour fumer. Cela ne rendait pas le village crédible. L’herbe est un objet de culte pour nous. Ainsi, devant les autorités nous pouvons gagner notre crédibilité en expliquant qu’on utilise l’herbe pour faire notre culte juste dans notre lieu. Qu’on ne vienne pas nous emmerder pour cela. Mais, il revient à nous aussi de donner des garanties fortes aux autorités pour dire que cette herbe, nous le la vendons ni à quelqu’un qui ne fait pas partie de notre communauté ni à un enfant de moins de tel âge etc. Quand nous serons prêts et que parmi nous, les brebis galeuses seront extirpées, c'est-à-dire les dealers, les vendeurs. Car au milieu de nous, tout le monde n’est pas rastas, il y a beaucoup de loup qui se déguisent en agneau pour pouvoir faire leur business au milieu des rasta avec leur cheveux sur la tête. Ceux-ci viennent vendre de l’herbe, or chez nous un rasta ne vend pas de l’herbe. Un rasta consomme l’herbe parce que c’est un encens puissant. Quand on va arriver à donner des garanties aussi fortes aux autorités, on pourra alors poser aux autorités que l’herbe est notre patrimoine. C’est le patrimoine culturel des rastas. Il faut donc la légaliser. Même si les autorités ne l’acceptent pas, on aura eu les couilles d’avoir poser le problème.
Légaliser l’herbe ?
Oui et surtout la dépénalisation. La légalisation peut entrainer un certain libertinage. Si on légalise, faudrait qu’on mettre un certain nombre de garde fous, des lois, des balises pour préserver certaines choses. Je dis chaque fois que l’herbe est un aliment solide, très solide que tous les cerveaux ne doivent pas consommer, même jusqu’à 20 ans, il faut au moins 25 ans ou les neurones sont bien formés. Voilà le travail que les autorités devraient faire avec nous au lieu de rester de l’autre côté pour nous taxer de drogués. Dans la communauté rasta, certaines règles posent qu’un enfant de 25 ans ne doit toucher à l’herbe. C’est donc dire que 24 ans pour nous c’est encore l’enfance. C’est donc interdit chez nous de donner de l’herbe à un enfant. Si vous voyez quelqu’un le faire ce n’est pas un rasta.
Parlons maintenant de ta carrière. Il y a quand même longtemps que tu n’es pas sorti sur le marché du disque ?
Il s’agit de me réadapter au nouveau format de la musique parce que les CD ne se vendent plus maintenant et les pirates sont les bénéficiaires de nos œuvres. Je voudrais profiter de votre plume pour dire aux chauffeurs de taxi que la grève qu’ils ont fait contre les voitures banalisées est fondée car c’est la piraterie. Eux, ils payent les taxes pendant que ceux qui ne payent pas les taxes font des recettes en toute impunité. C’est de la piraterie. Mais c’est aussi dans les taxis de ces chauffeurs qu’on écoute les CD piratés. S’ils veulent être honnêtes, ils doivent commencer à refuser les CD piratés. C’est que de ça que les artistes se plaignent. Toutes fois je continue de travailler. Il y a sur le net, par exemple, mes nouvelles chansons et vidéos. Je préfère les mettre sur le net parce que je me considère toujours en mission. Je n’ai pas sorti d’album depuis une dizaine d’années parce que je ne me vois pas entrain de nourrir quelqu’un d’autre avec ce que moi je produis.
L’arrangeur a-t-il pris le pas sur le chanteur ?
Effectivement, l’arrangeur a pris le pas sur le chanteur du fait de la piraterie mais je continue mon travail. Tous les 2 ou les 3 mois j’ai un nouveau clip sur le net pour dire que ça nous rapporte des sous mais c’est une mission. Je continue ma mission. Je dois avoir à ce jour une dizaine de titre sur le net en vidéo comme en son. Malgré les pirates, je suis obligé de sortir quelque chose, il y aura donc bientôt quelque chose sur le marché.
Vous vous considérez chantre ou chanteur ?
Je me considère chantre rasta simplement. Mon inspiration vient de la lecture biblique, du quotidien et par le mystère naturel qui est dans l’air (rires). Une image qui vous vient et tac ! Un rêve que vous avez fait, ce sont des choses qu’on ne peut jamais expliquer. C’est vrai que sur l’album « Allélujah », j’ai beaucoup chanté rastafari mais je me suis aussi attaqué aux faits de la société. De toutes les façons, on ne peut pas se soustraire du monde dans lequel on vit. C’est pourquoi cette appellation ‘’les gens du monde’’, pardonnez moi le terme mais je le trouve idiot. On est dans le monde et il faut que nous parlions des choses du monde. Il est écrit que même n’étant pas dans ce monde vous vivrez avec les gens de ce monde. En parlant des choses du monde, vous pourrez éduquer les gens de ce monde. Du coup, on est bien obligé d’aborder tous les sujets. Et comment tu fais pour parler de l’amour de Jah à quelqu’un si tu ne lui expliques pas qu’il doit aimer son prochain, donner aux pauvres. C’est cela aussi essayer de faire connaître l’amour de Jah. Ce sont des choses comme ça que nous devrons chanter. Magnifier l’amour le pardon et surtout la réconciliation dans nos pays où il y a des troubles. Ce n’est donc pas la peine d’uniquement chanter Dieu sinon on reste à l’église, à la mosquée ou dans le sabbat.
Entre le fantôme et Naftaly, qui a eu plus de succès ?
C’est surement le fantôme et je vous explique pourquoi. Vous savez fantôme a été un mythe et les mythes vous savez se qu’ils sont. Mais Nafataly a eu plus d’audition que le fantôme. On a entendu en fait ce que je disais. Fantôme, c’était vraiment l’effet du mythe.
Quel est aujourd’hui pour toi l’impact du message rasta ?
Moi ? Ma satisfaction est d’enttendre quelqu’un me dire, grâce à toi je lis beaucoup plus la bible car je jugeais fausse certaines choses que tu disais mais qui étaient une réalité à la lumière de ma bible. Franchement, tu m’as aidé. Voila ce que nous sommes venus faire. On n’est pas venu dire qu’on est mieux que qui que ce soit. Comme je le dis dans une de mes chansons, ‘’la vérité’’, je ne viens pas convaincre quelqu’un. Je viens juste chanter la joie de ma révélation. Ce qui est en moi, je veux le partager avec ceux qui veulent le prendre. De toute manière, une prophétie ne l’est que pour celui qui y croit. Il y met sa vie et y trouve son miracle. Tel est la force de Jah.
Qu’est que tu penses des autres reggae makers non rasta ?
Le Reggae à la base n’est pas que pour les rastas. C’est une musique humaine. L’essentiel, c’est le message, et ce que ça apporte à une tierce personne. C’est ce qui fait qu’il y a une diversité de reggae. Et c’est ce qui fait que le reggae est toujours à découvrir.
Tu jouis d’une grande considération dans le milieu rasta, qu’est ce qui explique cela ?
Je crois qu’il faut demander aux autres. Je le dis chaque fois, je ne suis pas le plus saint ou je ne suis pas le plus intelligent. Je crois donc qu’il revient aux autres de dire pourquoi.
Comment tu réagis par rapport à la loi récente sur mariage pour tous en France ?
C’est une aberration. Voilà. Je suis d’accord pour la liberté d’expression. Chacun est libre de faire de son corps ce qu’il veut. Mais qu’on ne nous oblige pas à reconnaitre que l’abomination est une bonne chose. Déjà à cause des Droits de l’homme ça fait plaisir de ne pas apprendre que quelqu’un a été tué parce qu’il est homosexuel. C’est une bonne chose parce qu’il est écrit de ne pas tuer. Ça veut dire quoi ? Moi je n’ai pas crée la vie. C’est celui qui a crée la vie qui doit la reprendre. C’est lui seul qui juge. Et il nous a dit de ne pas juger. Il est écrit dans les livres saints que l’homosexualité est une mauvaise chose. Ce n’est pas divin. Imaginez-vous, si les parents de tous ces homosexuels étaient aussi homosexuels, ses derniers n’auraient pas connu la vie. Aujourd’hui, c’est la dérive. Ce qui nous montre que c’est mauvais, après le mariage, ils demandent le droit d’adopter des enfants. Hors nous tous connaissions la matière première pour avoir un enfant : un homme et une femme. Comment deux femmes ou deux hommes veulent des enfants ? Faites attention, ce monde est un monde satanique. Pourquoi on ne légalise pas la polygamie ? Ce n’est pas plus mal que l’homosexualité. L’homosexualité est une abomination, si mon père était homo, je n’aurais pas connu la vie, or je remercie le seigneur toujours pour cette vie que je vis. Trop heureux d’être ce que je suis. Etre homo, c’est nous renier nous même. C’est une aliénation.
On reproche au rastafarisme de n’a pas être légalement constitué comme les autres confessions. Quel est son avenir?
Nul homme ne pourra dire quel est l’avenir de la foi. La foi se nourrit elle-même. Tout ceux qui disent cela sont chrétiens, musulmans mais à la base leur foi n’était pas légal. Et puis dans la bible, il est écrit que vous serez haï de tous et que les gouvernements ne vous reconnaîtront pas. Il n’est pas écrit, vous serez aimez de tous. Réfléchissons là-dessus.
Constant Guei
Source: abidjanrastadays.com
Unité _ Naftaly
Chauffeur _ Naftaly
Né à Abidjan, NAFTALY entre très tôt en contact avec le monde de la musique en recevant son premier piano à l'âge de 10 ans, de la part de sa mère.
Après un séjour en Europe, il retourne au pays et crée avec un groupe d'amis, un groupe musicale reggae en 1990 (à Abidjan).
Par la suite, il exerce comme ingénieur de son et arrangeur musical:
-Au STUDIO SEQUENCE (1992 à 1996)
-Au TAFARI DIGITAL STUDIO (1996 à 1999) qu'il monte avec des amis.
Soucieux d'aider d'autres Artistes, il réalise leurs productions. C'est le cas de KAJEEM pour son 1er et 2ème album, DDF, ...
Actuellement NAFTALY voyage (SENEGAL, BENIN, GUINEE, France, Allemagne, Suisse , Amsterdam .......) dans l'exercice de ses fonctions d'ARRANGEUR, de COMPOSITEUR, d'INGENIEUR DE SON, et d'INTERPRETE.
NAFTALY-NOTRE VILLE
NAFTALY _Changement (Hommage à Thomas Sankara)
Belle chanson de NAFTALY pour apporter de la force et de la vitalité dans notre vie de chaque jour ,comprendre notre monde et son éducation et tenir ferme pour de futurs challenges.
Pour le retour d'une paix véritable les Soldats de la PAIX:Naftaly Soldat de Jah, Black Mojah, Abraham Prince et ELIJAH MAN vous invite à découvrir ce single "TERRE D'ESPERANCE".




